Premier week-end d’abattage sur les 4 prévus pour les membres de l’association Saltimbanque qui organise le festival des Sapins barbus. Au menu pas de répétitions musicales mais le doux bruit des tronçonneuses dans la forêt communale qui donnait les premières notes de ce festival de rock’n’roll.

« Cette année, le festival est en kit dans la forêt », plaisante Nicolas Richard, 26 ans, responsable régie technique. Et pour cause, l’association basée à Dommartin a décidé de tout fabriquer elle-même. Exit chapiteau sur la place de la mairie, bonjour grands espaces et constructions en bois.

Pour ce faire, la petite troupe de 26 membres actifs a commencé par contacter la mairie qui leur a fourni le bois pour la construction de deux scènes et de trois bars. « Nous avons choisi le lieu où couper les arbres en accord avec un agent ONF qui a marqué le bois. Cette forêt a besoin d’éclaircissement. Il nous faut au total 5 km linéaires de perche. On remplace l’argent par notre temps et notre investissement », poursuit Nicolas Richard.

Des bâtiments aux normes européennes

L’association ne laisse rien au hasard puisqu’elle compte dans ses rangs un bûcheron professionnel. Un bureau d’études a même été mis en place pour composer les futurs bâtiments aux normes européennes. « On valorise les capacités de chacun », souligne Jérôme Millotte, 26 ans, président de l’association.

La scierie mobile Perrin de Dommartin prêtera également main-forte aux constructeurs en herbe pour le sciage. « Tout sera construit en amovible pour pouvoir être monté et démonté rapidement et réutilisé », ajoute Nicolas Richard. Le terrain du festival, lui, sera mis à disposition par un riverain, il s’agit d’une ancienne carrière située sur le terrain de la Bruche. Soit 16 000 m² sans compter un espace pour le camping et un parking. Le festival aura lieu le 19 août prochain. La programmation sera dévoilée le 1er mars avec 8 groupes à l’affiche et beaucoup de partenaires locaux. « C’est notre manière à nous de montrer que les Vosges sont merveilleuses en organisant un festival d’ampleur prochainement internationale », conclut Nicolas Richard, sourire aux lèvres, qui mise de manière optimiste sur 3 000 spectateurs.

Marion RIEGERT